LE DÉTERREUR

Scèneweb, Stéphane Capron - 30 mars 2017

"L'énergie de l'écriture et l'allégresse des mots de Mohammed Khaïr-Eddine sont formidablement bien restitués par la mise en scène de Cédric Gourmelon."

lesiteinfo.com - 7 avril 2017

"Ghassan El-Hakim martèle avec une incandescente précision les brûlures d'un homme, les vertiges d'une dépossession.[...] Chaque mot s'arrache d'une bouche dont la mâchoire désarticulée rappelle parfois les tableaux de Francis Bacon.".

TAILLEUR POUR DAMES

Chantiers de culture, Yonnel Liégeois - 16 mai 2016

"Le vaudeville est un art théâtral à part entière, dont il faut maîtriser les ficelles, entre quiproquos et portes qui claquent, pour en apprécier toute la saveur. En s’emparant de cette pièce, créée en 1886 et premier vrai succès de l’auteur, « je me suis passionné pour le talent d’orchestration de Feydeau », confesse Gourmelon, « sa maîtrise du rythme, son sens de l’absurde ». "

AU BORD DU GOUFFRE

Les Trois Coups, Aurore Krol - 21 avril 2013

« Cédric Gourmelon offre un spectacle exemplaire. Émouvant, brut et sans apprêt, son jeu se fond intelligemment dans les ruptures de ton de David Wojnarowicz, de l’intime presque murmuré à la rage d’un exil en son propre corps, à la descente aux enfers et aux fascinations provoquées par le sexe et par l’art... L’atmosphère onirique de l’espace scénique et les projections en toile de fond de silhouettes à la tribune finissent d’emporter le public dans cette œuvre magnifique et crue, portée de bout en bout par un acteur qui se donne corps et cœur. »

LE FUNAMBULE

Le Monde, Brigitte Salino - 4 mars 2011

« Cédric Gourmelon s'appuie sur le nu du plateau : assis et silencieux comme un chat, un jeune homme au corps d'athlète écoute un homme au corps marqué, Raoul Fernandez, magnifique en amant consumé. »

Rue 89, Jean-Pierre Thibaudat - 1er mars 2011

« Massif, concentré, Raoul Fernandez sait nous fait don du silence qu'il laisse entre les mots comme pour mieux les faire respirer. Et en même temps, par son accent, il enchante les voyelles et les sifflantes, offrant à la langue de Genet une nouvelle écoute, comme si ses mots revenaient d'un long voyage intérieur. »

EDOUARD II

Télérama, Emmanuelle Bouchez - 31 janvier 2009

« Cédric Gourmelon s'est emparé avec fougue et gourmandise des frasques de ce despote caractériel, de ces Iuttes intestines inextricables, de ces guerres de succession qui s'achèvent au cimetière. (…) Le sordide, le cynisme, le crépusculaire y éclatent dans une invention d'images toujours renouvelée. Sur ce plateau, Edouard, alias Vincent Dissez, qui tient le choc avec aisance, est royalement servi. »

Les Inrockuptibles, Patrick Sourd - 25 novembre 2008

« Quelques accessoires et de très beaux costumes suffisent à mettre en branle l’imaginaire pour ne jamais lâcher le fil rouge d’une simple revendication amoureuse mise à mal par la morale et les impératifs du pouvoir. La belle réussite d'un spectacle fleuve (3 heures 40), misant d'abord sur les capacités de sa jeune troupe à tenir la légèreté d'un tragi-comique qui ne baisse jamais la garde. »

ULTIMATUM

Télérama, Joschka Schidlow - 16 mars 2007

« Ultimatum est un coup de chapeau que donne Cédric Gourmelon, un des jeunes espoirs les plus sûrs de la scène actuelle, à trois écrivains essentiels mais pas toujours reconnus à leur juste valeur […]. Le prodige est qu'ils ont su aussi bien restituer les déchaînements pulsionnels de Pessoa que l'écriture rêveuse de l'un de ses hétéronymes, ou que les récits à la tonalité musicale du trop confidentiel Wojnarowicz. »

Mouvement, Gwénola David - 22 février 2007

« Dans cette succession de tableaux qui entrechoquent les sensations, Cédric Gourmelon frotte langage du corps et élan du verbe, densité des présences et vociférations Presque agressives, lyrisme puissant de la parole et poésie ténue du geste. Il fait vibrer l'invisible des désirs, des peurs, des incertitudes. Entouré sur scène de Nathalie Elain, Benjamin Guyot, Guillaume Cantillon et Loup Abramovici, il laisse affleurer la fragilité de l'être en quête de soi, quand l'avenir se dérobe au jour, quand l'explosion des mots éclaire soudain le chaos intime. "(...) Mes yeux ne voient plus rien, mes yeux ouverts sur la nuit ne voient rien. Ou mes yeux sont fermés. Ou il fait noir, très, et mes yeux ne voient rien." Un ultimatum... pour dire l'urgence. »

SPLENDID’S

Les Inrockuptibles, Patrick Sourd - 23 novembre 2005

« Présenté sur un plateau nu, ce travail a le grand mérite de réunir une troupe de jeunes acteurs pour nous faire entendre, dans le moindre de ses détails, le magnifique de la langue de Jean Genet… »

LA PRINCESSE BLANCHE

L'Humanité, Aude Brédy - 12 mai 2003

« Pourquoi la Princesse blanche, de Rainer Maria Rilke n'irradie-t-elle pas plus souvent les planches ? Aussi se réjouit-on d'être là, où se dévoile le travail du metteur en scène Cédric Gourmelon. De ne rien perdre de l'éblouissante fluidité d'une écriture sondant les sinuosités de l'âme d'une femme (…). La manière dont Cédric Gourmelon a écouté les dialogues de Rilke, sa direction d'acteurs n'est guère ostentatoire. Il y a là quelque chose de vulnérable, et les gorges se serrent. Avec une gestuelle du peu, parfois biblique, les acteurs traduisent la radicale séparation de leur personnage avec l'extérieur. »

Les Inrockuptibles, Patrick Sourd - 14 mai 2003

« Se déplaçant au ralenti ou se lançant dans des courses accélérées, ses comédiens deviennent les jouets d'une mécanique qui recale l'histoire à son temps zéro. De l'impalpable à l'incarnation, de l'évocation à la représentation, Cédric Gourmelon propose une démonstration limpide pour dire le combat du poète entre rêve et réalité. »

DEHORS DEVANT LA PORTE

Libération, René Solis - 21 mars 2002

« Gourmelon et ses acteurs ont trouvé le ton juste, à la fois fantastique et trivial, allégorique et concret. Les images sont traitées avec le même bonheur : ainsi le séjour dans l'Elbe vécu sur le mode d'une visite aux Enfers. »

LA NUIT

Libération, René Solis - 14 novembre 2000

« Ce travail, confirme que le jeune homme a de la ressource. Il tient son public en haleine pendant trois heures, en jouant sur des registres différents. La première partie s'appuie sur la rigueur et le dépouillement. Avec une attirance pour la pénombre et les corps d'hommes, d'impeccables lumières basses, un sens du rythme - grâce notamment aux ponctuations musicales entre les scènes – et un goût certain pour le drame et le morbide. (…) A peine le temps de se dire, à l'entracte, qu'un zeste d'humour ne serait pas malvenu, et voilà une seconde partie tout aussi rigoureuse, mais beaucoup plus légère. Le texte de Beckett Cap au pire répond pourtant parfaitement à son titre et est interprété sans fantaisie superflue par le comédien. Mais c'est le plateau autour de lui qui s'amuse (…) le ballet comique ne parasite pas le texte mais souligne le décalage entre l'économie des mots et le bavardage du monde. »

HAUTE SURVEILLANCE

Libération, Alain Dreyfus - 28 septembre 1999

« Il faut de la pompe et de l'apparat pour mettre en scène les royaumes carcéraux. Le dispositif austère mis au point par Cédric Gourmelon pour monter "Haute Surveillance" de Jean Genet n'en manque pas. (…) Le sexe affleure partout dans le phrase de Genet, gonflé des noueuses turgescences de roses et des senteurs lourdes des grappes de lilas. (…) On ne sait pas grand chose de Cédric Gourmelon, (…) on peut en tout cas lui donner acte de ses talents de scénographe et d'éclairagiste, ainsi que de son intelligence d'un texte propice aux pires dérapages pédé-chic. »