
En 1998, mon intention première n'était pas d'écrire une pièce de théâtre.
Je voulais décrire un lieu précis : un village, et dans ce village, un lotissement. Lieu situé entre le vieux bourg et la ville, bordé de champs, le lotissement est un point de rencontre entre tradition et modernité, un lieu de conflit qui s'est exprimé pour moi dans certains personnages, espace blanc.
A la façon d'un croquis de dessin, ces formes sont apparues non dans leurs complexités mais dans leurs premières évidences qui, mises ensemble, constituent un théâtre de fantômes. Il n'y a pas de réalisme. C'est une rêverie sur le retour de Pierre dans son village. Les ombres, révélées par une certaine lumière, dansent entre elles. Il y a un autre plan, mais on ne le voit pas.
Vincent Guédon